Le monde du travail et son évolution : mon point de vue

Voilà bientôt 2 ans que je suis au chômage. Deux ans qui ont fait évoluer ma vision et mon rapport au travail. J’ai eu la « chance » de pouvoir prendre du recul et réfléchir à la question. Mes activités m’ont également permis de rencontrer et échanger avec beaucoup de monde et ainsi de construire ma réflexion.

Le monde va de plus en plus vite. Les « normes » d’aujourd’hui ne sont déjà plus celles d’hier et probablement pas celles de demain. Le numérique a révolutionné les usages, tout le monde s’en rend bien compte. La société change, c’est un fait.

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Il est normal que le marché du travail et notre rapport à l’emploi évoluent eux aussi par conséquent. On a très vite parlé de la « Génération Y » qui souhaite moins de hiérarchie et qui privilégie l’intérêt de son travail à la sûreté de l’emploi. J’ai l’intime conviction qu’une grande partie d’entre nous sera demain des travailleurs freelances. Nous naviguerons d’un projet à un autre, créant parfois des entités éphémères regroupant plusieurs compétences pour tel ou tel besoin.

Au fil de mes rencontres, j’ai le sentiment qu’une autre tendance se dégage : le souhait de pouvoir se réinventer. Il parait logique que dans un monde qui change, les hommes évoluent aussi. Si l’on choisi notre travail en fonction de nos aptitudes et de nos passions, il est tout à fait possible qu’au bout de 10 ans nos centres d’intérêts aient changé !

A l’heure ou l’on s’attend à voir apparaitre une foultitude des nouveaux jobs et devant le manque de flexibilité et de réactivité du système scolaire, il faudra bien trouver une solution ? On nous annonce déjà pour demain des emplois de ageekculteur (agriculteur utilisant le numérique et la robotique), objetbilleurs (expert en gestion des informations fournies par les objets connectés), datacorpeurs (mise en place de dispositifs pour capter les informations fournies par notre corps), visualiticiens (expert en visualisation de données), applicoacheurs (conseil aidant dans le choix et les usages d’applications mobiles) et tant d’autres !

multiplesMalheureusement, aujourd’hui, il n’est pas aisé de passer de jardinier à informaticien ou d’infirmier à chaudronnier.  Avec le statut d’indépendant, il serait possible d’alléger sa charge de travail sur une période donnée et de prendre le temps de se former. Pas forcement pour faire tout autre chose mais pour rajouter une corde à son arc ou pour tester de nouvelles voies. Et pourquoi, par la suite, ne pas pratiquer deux activités à mi-temps ? Cela se fait déjà beaucoup dans de nombreux pays. Fini la monotonie des taches un peu trop répétitives et voilà la possibilité de pratiquer deux activités plaisantes mais pas forcément compatibles.

Que les chefs d’entreprises se rassurent, la transition ne sera pas global et rapide. Cela viendra probablement des métiers les plus impliqués dans le numérique pour devenir un mouvement significatif dans les dix prochaines années, je pense.

tempsA l’heure ou je vais devoir retrouver une activité rémunératrice (si vous avez des bons plans, je suis preneur !), j’envisage sérieusement le mi-temps afin de pouvoir payer mes crédits et de me former à un nouveau travail plus en adéquation avec mes centres d’intérêts. Je suis prêt à gagner moins d’argent sur une période donnée pour pouvoir avoir l’opportunité de prendre du plaisir dans mon futur travail.

L’activité de freelance me plaît parce qu’en plus d’être son propre patron, de pouvoir (plus ou moins) choisir les projets et d’y prendre du plaisir, j’y vois la possibilité de gérer mon temps. J’ai mis à profit ma période de chômage pour créer Silicon Kerné et la Cantine de Cornouaille à Quimper. J’en suis fier parce que c’est un bel outil et qu’en plus il va profiter à tous. Même si ce n’est pas une activité rémunératrice en monnaie, ce fut très enrichissant pour moi et je souhaite pouvoir continuer à apporter ma modeste contribution à la communauté. Il reste encore tant à faire pour que tout le monde puisse tirer le meilleur des nouvelles technologies ! Il faut accompagner les entreprises dans l’utilisation des nouveaux outils, informer les élus sur les tendances, vulgariser les technologies pour que le grand public s’en saisisse et en profite, mettre en place un FabLab, … . Tant de choses auxquels je voudrais prendre part !

En conclusion, je voulais faire ce billet pour vous présenter l’état de ma réflexion sur le sujet et surtout avoir vos retours. Il y a probablement encore à creuser, des voies auxquelles je n’ai pas pensé. N’hésitez à pas à partager vos points de vues en commentaire que l’on puisse échanger.

 

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